While preparing for her daughter's wedding in Paris, Gloria remembers the ceremony years before in Guinea-Bissau which consecrated her father as an ancestor.
EN
“In a theoretically radical formal gambit that plays with remarkable immediacy, Gomis introduces his characters via the casting sessions for the actors playing them — striking an early note of documentary intimacy that permeates the otherwise scripted proceedings. “You’re going to be a real fake family,” Gomis tells the members of his ensemble in a blank white rehearsal room, before they variously voice their own ideas and hopes for a story they haven’t yet been told. (“I don’t want to play a battered, submissive woman,” insists one, “unless it’s one who kills her husband.”) And it’s in this interstitial space between reality and fiction that the drama begins, with Correa and Kouadio rehearsing a key inciting scene - as college student Nour informs her apprehensive mother that she’s engaged to be married.”
Guy Lodge1
- 1
Guy Lodge, “‘Dao’ Review: French-Senegalese Master Alain Gomis Builds a Swirling, Ecstatic Family Epic From One Wedding and a Funeral ”, Variety, February 14, 2026.
FR
« Comment décrire un tel film, un tel flot, un tel flow ? Il faudrait se laisser porter, bercer, emporter par Dao du grand Alain Gomis, plutôt que de le traduire en mots. «Le dao que l’on peut nommer n’est pas le dao», dit la première phrase du Dao de jing de Lao Tseu, livre fondateur du taoïsme. Ce principe donne son titre au film, mais plutôt que de le contraindre par une référence philosophique, il semble lui donner au contraire sa liberté, de forme et de fond, les deux étant mis en mouvement par le courant qui passe entre toutes les personnes, les lieux et les choses qui le composent, en un grand tourbillon d’entente profonde. Le taijitu, le symbole taoïste du yin et du yang, pourrait bien dessiner sa structure, assez ample pour accueillir des foules. Car Dao est en deux temps, deux événements sis à un an d’écart et dans deux pays différents, une cérémonie funéraire et un mariage – un retour, au village familial en Guinée-Bissau, et un avenir, fêté en région parisienne. »
Luc Chessel1
« On a tourné dans le village de mon père. On a changé un peu son nom, mais c’est sa photo que l’on voit dans le film. La tombe qui apparaît, c’est la sienne. L’endroit de la cérémonie avec les petites statues, on l’a reproduit à 5 mètres devant le vrai. Le dialogue avec quelqu’un ne finit pas au moment où il disparaît. Ce que chacun fait à sa façon. Là, ça passe par un rituel collectif qui inscrit aussi la chose dans une communauté. Avec cette question de comment on choisit de se représenter. »
Alain Gomis2
- 1
Luc Chessel, «L’enivrant tourbillon «Dao» d’Alain Gomis : entrelacs majeurs», Libération, 28 avril 2026.
- 2
Alain Gomis en conversation avec Boris Bastide, «Le réalisateur Alain Gomis et l’interprète principale de « Dao », Katy Correa : « Notre génération s’est construite sans aucun miroir où se voir représentée »», Le Monde, 2 mai 2026.

